À PROPOS

Cette artiste vit de l’art depuis l’enfance. Coloriage, collage, aquarelle, l’observation des tableaux de son père, elle apprend d’un maître. Ancrée dans la solitude, l’adolescence lui prend la main et l’oriente à imager les récits qu’elle écrit. Mais le dessin la déserte. Désorientée, elle met en veilleuse ses aspirations, s’oriente sur un cursus pédagogique, s’attarde aux jeunes en difficultés d’apprentissage, approfondit cette complexité et étudie l’art dramatique afin de leur ouvrir des espaces de création. Une grande histoire d’amour.

 

Mettre en évidence la fragilisation de la terre dans sa première collection La Terre dans tous ses états d’âme n’était pas à priori le credo de son travail. Ses fondements découlent d’un profond élan de protection pour celle qui nous nourrit. Ce n’est donc pas un hasard que le projet De l’eau douce à l’eau salée, récipiendaire d’une mention au Phénix de l’environnement catégorie jeunesse, où ses jeunes étudiants étaient amenés à une prise de conscience de la pollution des eaux, précédait sa démarche artistique.

D’un premier roman qui questionne l’abandon maternel à l’adolescence, Naufragées de l’enfance paraît aux Éditions JCL en 2006. Quatre œuvres de la première collection La Terre dans tous ses états d’âme sont exposées sous Fragments sphériques de la Galerie Mp tresart, avant d’être  présentées au Salon International d’Art Contemporain de Montréal, en 2011.  Sélectionnée par la Société Nationale des Beaux-Arts, l’œuvre Atmosphère est retenue au Carrousel du Louvre, à Paris, en décembre de la même année. Invitée toujours plus loin dans la recherche et la création, la couleur et la poésie s’inscrivent invariablement comme des piliers indispensables à sa quête spirituelle, picturale et littéraire.

Des espaces écrits et peints qui explorent les méandres de l’âme tâchant de comprendre le mystère qui l’habite depuis l’aube des temps. Un chemin d’écoute et d’attention dans cette deuxième collection Aux échos de l’âme retenue par jury en collection publique pour la Fondation de la Guérison par l’Art, au CHUM. Subséquemment, deux œuvres seront adoptées à l’Assemblée Nationale. Au fil du temps, Le Cercle des artistes peintres et sculpteurs du Québec lui décerne la Grande Distinction en Abstraction puis la Médaille de Bronze, l’an suivant, et une  exposition à la Galerie Amsterdam Whitney, à New York. Cependant que Terre de Neige s’aventure  plus loin,  le deuxième roman se finalise, les aquarelles de Terre d’Accueil reçoivent le dix-huitième prix international Saint-Denys-Garneau 2019, les dernières Terre d’Éveil précèdent Terre Sacrée, en gestation, et Espace Arts Terre Vivante enveloppe le tout.

 

Quel est le rôle de l’artiste sinon de mettre en lumière l’essence même de la vie, de s’élever vers ses lieux sacrés, de révéler l’état méditatif et de le partager.

DÉMARCHE  ARTISTIQUE

Quel est ce voyage sur deux mondes exaltés, l’un par la musicalité du langage, l’autre par la poésie de la couleur? Dont l’un des deux mondes n’a aucune frontière définie dans ce vaste espace, et de l’autre à peine teinté d’apparitions furtives, de formes, de contrastes. Là où l’on retient son souffle. Là où l’on fait un saut dans le vide. Avant de laisser une trace, par essence, une trace qui tend à se fossiliser dans le léger percement d’une lisière figurative. Un langage hybridé par le collage et la matière, les pinceaux se relayent. Un murmure en arrière-fond mystérieux, sans flair, inquiet quelquefois, et l’œuvre se faufile.

Les textures et les reliefs se manifestent dans cette atmosphère où la couleur se fond dans des jeux d’ombre et de lumière, octroyant à l’œuvre un aspect sculptural.

Les collages dérivent sur des matériaux composites, papiers, mortiers, pâtes, sable, par addition ou carrément par soustraction sous la spatule. De l’acrylique à l’encre, de l’aquarelle au pastel, où tout peut s’assembler, et encore gratté, détaché.  

Par ces effets imprévisibles, dans ses fièvres ininterrompues, métaphore de celles-ci qui n’ont de sens qu’en étant toujours en mouvement voire insensibles à l’extraction du temps. Le mystère de l’abstraction lyrique. Une exploration constante. Une observation différente du réel. De son aisance écartée par la pensée. De sa liberté.

Et dans ces duetti, ces moments forts de la composition, là où les contours s’évaporent dans une sorte de poudre égrisée, quelle est la piste que le chemin révèle sur ce réseau dédaléen, sinon par le ressenti.

© 2017 par Arianne Themens

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